Rennes. Retour sur « le Pacé » : Plan hivernale en approche !

Ouest-France – Mme Cécile DUFLOT, ministre du Logement,
envisage la réquisition de logements vacants

Duflot envisage la réquisition de logements vacants

publié le lundi 29 octobre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Communiqué de presse par le CAPUSH35

CAPUSH35 – Collectif des Acteurs et Professionnels
de l’Urgence Sociale et de l’Hébergement d’Ille-et-Vilaine.

publié le dimanche 28 octobre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Appel à rassemblement du CAPUSH35

Rassemblement sans étiquette syndicale mais avec une capuche
pour le lancement du Plan hivernal le lundi 29 octobre
à 13 heures devant la préfecture d’Ille-et-Vilaine
à Beauregard, 3 avenue de la préfecture (bus 4).

publié le dimanche 28 octobre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Ille-et-Vilaine. Hébergement d’urgence : « Nous sommes hors-la-loi »

Ille-et-Vilaine. Hébergement d'urgence, nous sommes hors-la-loi

Une cinquantaine de personnes se sont réunies ce lundi à l’initiative du Collectif des Acteurs et Professionnels de l’Urgence Sociale et de l’Hébergement (CAPUSH35). Elles protestaient contre l’insuffisance du dispositif d’hébergement d’urgence prévu par l’État en Ille-et-Vilaine.

« Mortelles. » Avec l’arrivée du froid, le CAPUSH35 n’a plus le temps de mâcher ses mots pour décrire les conditions des personnes à la rue. A son initiative, une cinquantaine de personnes se sont réunies ce lundi devant la préfecture d’Ille-et-Vilaine pour exprimer leurs craintes concernant la situation des sans-abri.

Dès jeudi, le lancement du plan hivernal devrait augmenter les capacités d’hébergement d’urgence dans le département : au 171 places pérennes s’ajouteront, jusqu’en mars, 71 places provisoires. Pas assez pour CAPUSH35 et pour l’association Droit Au Logement (DAL35).

« Urgence totale »

Le DAL35 mentionne une « urgence totale » et fait part de sa « très grande inquiétude » face à la pénurie de logements et d’hébergements d’urgence. Les personnes sans logement évoquent une difficulté chronique pour obtenir leur mise à l’abri.

Appeler tous les jours le 115 pour ne pas dormir dehors est devenu le quotidien pour certains, comme Nassih, 63 ans et sans-abri : « Cela fait deux mois que je vais à droite à gauche. Trois jours ici, trois jours là. J’ai laissé mes affaires partout. C’est ça, ou je dors dehors ».

D’autant qu’une fois trouvé, l’hébergement n’est souvent que provisoire. A défaut de disponibilités, les travailleurs sociaux se voient contraints d’effectuer une rotation des hébergements.

Malgré ce que prescrit la loi –un droit à la mise à l’abri en attente d’une structure adaptée– la durée d’hébergement ne peut excéder quelques jours. Steve, travailleur social et membre de CAPUSH35 déplore : « Nous sommes hors-la-loi en disant aux gens qu’ils ne peuvent plus rester au bout de quelques jours. Mais nous ne pouvons pas faire autrement. » Le phénomène est accentué par l’explosion de la demande en Ille-et-Vilaine : en un an, les appels au 115 ont augmenté de plus de 34%.

Regonfler les budgets

Le DAL35 continue de soutenir les propositions de réquisition de logements vacants pour répondre à l’urgence. Pour CAPUSH35, cependant, les besoins sont plus larges. En cause : les dotations de l’Etat qui diminuent chaque année. « Avec 35% de réduction des budgets c’est toute l’aide sociale qui est touchée. Il faut se donner les moyens d’assurer un réel accompagnement pour ces personnes démunies, pour qui la mise à disposition d’un logement n’est pas nécessairement la première urgence », estime Steve, membre du collectif.

Le Plan hivernal se résume à un « pansement sur une jambe de bois » pour le CAPUSH35. Pour résoudre la situation de manière durable, estime le collectif, la mise en place d’une politique forte soutenant l’aide sociale serait indispensable. « l’État ne doit pas se déresponsabiliser », argue CAPUSH35. Mécontents des « effets d’annonce » et attendant un « vrai changement », le collectif estime que les 50 millions d’euros débloqués pour l’hébergement d’urgence par la ministre du Logement, Cécile Duflot, ne produiraient pas d’effets sensibles. « Les dotations iront principalement en région parisienne. L’Ille-et-Vilaine ne récupérerait que 550 000€ dont une grosse partie servirait à l’évacuation du squat de Pacé… »

Sarah Mansoura

publié le lundi 29 octobre 2012
Source : Le Mensuel de Rennes

Le plan hivernal lancé jeudi, l’inquiétude demeure

Le collectif CAPUSH35, qui réunit des professionnels de l’urgence sociale
et de l’hébergement, s’est rassemblé devant la préfecture
pendant la réunion sur le plan hivernal, hier.

Les responsables des structures d’accueil et d’hébergement d’urgence
ont été reçus, hier, en préfecture. Ils alertent sur le manque de places
et des demandes en constante augmentation.

Le plan hivernal pour les sans-abri, qui prévoit des places
d’hébergement d’urgence supplémentaires, débute ce jeudi.

Pour préparer l’échéance, les responsables des structures d’urgence
du département ont été reçus à la préfecture, hier, avec des élus,
des représentants de la gendarmerie et des pompiers.

« Il y a quelques petits mieux », indique à la fin de la réunion
Jean-Georges Kergosien, président de la FNARS35,
qui regroupe 13 associations.

Les places en hébergement d’urgence disponibles à l’année passent
en effet de 171 à 174. Pour l’hiver, 71 places supplémentaires
vont être ouvertes, contre 68 l’an dernier.

Une rallonge dans le budget de 256 259€ a également été accordée.
Elle permettra notamment de financer quatre places d’urgence
à Vitré et des nuits d’hôtel.

Mais « ces mesures ne sont pas à la hauteur des besoins,
car la situation est pire que l’an dernier »
, regrette le président
de la FNARS. Depuis le 1er janvier, le 115 a reçu 40 000 appels,
soit 34% de plus que l’an dernier, avec seulement
« 20% de réponses positives »
.

M. Dominique PIROT, directeur du pôle Précarité-Insertion de SEA35
soupire : « Lundi dernier, nous avons reçu 55 personnes en 3h.
Il y a de plus en plus de familles, de femmes et de jeunes »
.

La FNARS dénonce aussi deux principes « bafoués » par l’État :
« On sent une volonté de différencier les publics, et la continuité de l’accueil n’est pas assurée ».

« On aimerait bien sûr avoir plus de moyens, mais il faut surtout
mettre les gens à l’abri »
, répond M. Claude FLEUTIAUX,
le secrétaire général de la préfecture, qui se dit
« très conscient des difficultés ». La préfecture
tente notamment de régionaliser certaines
demandes pour faire face aux besoins.

Mais la saturation gagne les employés. À l’appel du collectif CAPUSH35,
qui réunit des professionnels du secteur, une quarantaine de personnes
se sont rassemblées devant la préfecture, hier. Le collectif dénonce
une baisse des moyens dans les différentes structures.

« On voit arriver des gens qui ont des besoins primaires
et qui nous demandent où ils vont dormir le soir »
,
témoigne une travailleuse sociale,
« on ne peut leur apporter
aucune solution… »

par Céline LEBRETON

publié le mardi 30 octobre 2012
Source : Ouest-France

Squat de Pacé (35) : 200 manifestants en soutien

Squat de Pacé (35) : 200 manifestants en soutien

200 personnes sont rassemblées ce soir devant le squat de Pacé,
en soutien aux demandeurs d’asile qui y sont hébergés,
alors qu’une manifestation d’opposition organisée
par Jeunes Bretagne avait elle, été annulée.

Ce soir, près de 200 personnes sont venues soutenir
les demandeurs d’asile du squat de Pacé.

Cette maison de retraite désaffectée avait été réquisitionnée
par l’association Droit au Logement au début du mois de mai,
aujourd’hui près de 250 migrants y sont hébergés.

La justice leur avait accordé au mois de juillet, un délai de 4 mois
pour trouver une autre solution, délai courant jusqu’au 15 novembre.

Mais ce mardi des affrontements ont éclaté au sein du squat
entre plusieurs communautés, faisant plusieurs blessés.

Tous redoutent une expulsion
dans les prochains jours
.

par Krystell Veillard

publié le mercredi 7 novembre 2012
Source : France 3 Bretagne

Marche des Migrant-e-s, le samedi 10 novembre 2012,
à l’initiative du Conseil des Migrants de Rennes

publié le mercredi 7 novembre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Squat de Pacé. Des associations sociales s’alarment

La bagarre entre ressortissants tchétchènes et mongols,
qui a fait sept blessés au squat des migrants à Pacé,
mardi, fait réagir la FNARS35.

« La bonne volonté militante ne suffit pas »

« Plus de 250 personnes de nationalités différentes
vivent dans ce squat
depuis 6 mois, sans l’intervention
de travailleur social mandaté par une association spécialisée
dans l’urgence sociale et l’accueil des demandeurs d’asile »
,
écrit la fédération dans un communiqué.

« Seules des associations militantes sont présentes. L’état psychologique
ou physique résultant de la rupture avec le pays d’origine, l’incertitude
qui sera réservée à la demande d’asile, la précarité matérielle
et économique mais aussi les cohabitations difficiles entre ethnies
ou nationalités différentes peuvent constituer des explications
à ces violences. Elles démontrent aussi que l’accueil
des personnes en situation d’urgence nécessite
des compétences et que la bonne volonté militante
ne suffit pas : voulant faire le bien, elle s’expose
aux risques du pompier pyromane. »

« Nous craignons de nouveaux incidents violents »

La fédération tire la sonnette d’alarme et interpelle
les pouvoirs publics : « Au moment où se met en place
le plan hivernal, nous répondons à seulement 20%
des demandes d’hébergement. À défaut d’une réponse
de qualité, nous craignons de nouveaux incidents violents,
y compris dans les établissements et services
d’accueil d’urgence
que gèrent
nos associations »
.

publié le jeudi 8 novembre 2012
Source : Ouest-France

Pour les demandeurs d’asiles : actions coup de poing à Rennes

Différents mouvements et associations, le DAL35,
le Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papier,
Réseau Éducation Sans Frontière (RESF35) ont décidé
d’investir conjointement et avec des migrants, 5 lieux à Rennes
.

Des migrants et défenseurs des demandeurs d'asileoccupent le Service départemental d'action sociale © Isabelle Rettig - France 3 Bretagne

Des migrants et défenseurs des demandeurs d’asile
occupent le Service départemental d’action sociale
© Isabelle Rettig – France 3 Bretagne

Ils ont investit la Préfecture, d’où ils ont été refoulés, le Conseil régional,
le Service départemental d’action sociale Kléber,
l’Hôtel de Rennes Métropole,
la Mairie du Blosne.

Occupation du service d'action sociale Kléber à Rennes © Isa Rettig - France 3 Bretagne

Occupation du service d’action sociale Kléber à Rennes
© Isa Rettig – France 3 Bretagne

Plusieurs associations et mouvements rennais, le DAL35,
le Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papier,
Réseau Éducation Sans Frontière ont décidé
d’occuper ce mercredi cinq lieux rennais.

Ils réagissent à la série d’expulsions de Roms, à Rennes
ces derniers jours et à la menace d’expulsion du squat de Pacé,
le plus grand de France, où pas moins de 240 migrants
sont hébergés depuis des mois.

Les revendications de l’association DAL35 sont les suivantes :

  • « Nous ne voulons pas attendre un drame humain
    dans la rue cet hiver pour que les élus
    expriment poliment leur indignation. »
  • « Nous avons donc décidé d’occuper simultanément
    plusieurs lieux publics, afin de mettre l’État et les élus
    face à leurs responsabilités, pour faire face
    à l’urgence sociale sur leur territoire. »
  • « Nous leur demandons de sortir de leur silence coupable
    afin de trouver des solutions de relogement
    humainement acceptables pour tous
    . »

par Krystell Veillard

publié le mercredi 14 novembre 2012
Source : France 3 Bretagne

lettre ouverte (icone)Communiqué de soutien,
par le Collectif de Citoyens Pacéens

publié le mercredi 14 novembre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Rennes. Coup d’éclat des migrants pour se faire entendre

Rennes. Coup d'éclat des migrants pour se faire entendrepublié le jeudi 15 novembre 2012
Source : Ouest-France

Un collectif d’habitants dit « non » à une expulsion du squat de Pacé

Un Collectif de Citoyens Pacéens a été créé en réaction au problème du squat de Pacé. Dans un communiqué, les membres du groupe expliquent que « les citoyens de la ville de Pacé n’acceptent pas que leur commune soit le théâtre d’une expulsion massive ».

« C’est de cette revendication partagée qu’est né le Collectif de Citoyens Pacéens. Ce groupe d’expression n’a d’autre objectif que de faire entendre la voix des riverains, des parents d’élèves et du plus grand nombre d’habitants de la petite commune de Rennes Métropole (10 000 habitants), auprès des autorités et notamment du ministère de l’intérieur. Devant l’urgence et la gravité de la situation en cette période hivernale, le collectif de citoyens pacéens refuse l’expulsion des hommes, femmes et enfants de la résidence du Parc, quelle que soit leur nationalité, tant que d’autres solutions de logement durable ne sont pas proposées. Pour rappel, 250 personnes, dont de nombreux demandeurs d’asiles, vivent depuis 6 mois dans les locaux d’une ancienne maison de retraite, sans trouble à l’ordre public. Le tribunal d’instance de Rennes a repoussé leur expulsion au 15 novembre 2012. »

Et d’ajouter : « Une intervention des forces de police est donc désormais à craindre alors qu’aucune solution de relogement n’a été trouvée par la préfecture. A l’annonce de cette décision, une pétition a commencé à circuler dans la commune, sur le marché, devant les écoles et bientôt sur internet. L’association de parents d’élèves a interpellé le préfet et l’Inspecteur de l’Éducation nationale. »

publié le jeudi 15 novembre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Bilan de l’action collective du 14 novembre

Avec le Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers,
le Conseil des Migrants, et RESF35, nous avons décidé
d’occuper, à partir de 15h, hier 14 novembre, 5 lieux
dans Rennes de manière simultanée : la Préfecture,
le Conseil Régional, Rennes Métropole, le CDAS de Kléber
et la mairie de quartier du Blosne.

Le Mensuel de Rennes qui a annoncé l’action trop tôt
nous a valu des grilles fermées.

Nous avons obtenu des évacuations policières et un fax
du président du Conseil régional adressée au Préfet
et lui demandant d’utiliser tous les moyens
pour résoudre la situation actuelle.

publié le jeudi 15 novembre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit


Retours sur « le Pacé »…

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