Évacuation du « Pacé »… vue par Le Télégramme

Pacé. 202 personnes relogées après leur expulsion du plus grand squat breton

En juillet, la Justice avait laissé aux quelque 200 occupants
de cette ancienne maison de retraite  jusqu’au mois
de novembre pour en rendre l’usage à son propriétaire.

interview-journalisteÉcouter l’interview audio…

Les migrants du squat de Pacé (35)
ont été expulsés ce mardi matin
.

Squat de Pacé. 202 personnes relogées (2)

Plus tard dans la matinée, après avoir été reçues en préfecture,
140 sont reparties, en taxi, avec une solution de relogement…
de quelques jours.

Expulsion dans le calme

« Plus personne ne peut entrer ni sortir », témoigne Yannick Cottin du DAL35.
A 5h en effet, plusieurs dizaines de gendarmes entouraient
la maison dont les fenêtres étaient toutes allumées.

Peu après 4h, les gendarmes ont bloqué les accès du site et, à 6h,
des renforts sont arrivés sur place afin de procéder à l’expulsion
qui a commencé dans le calme tandis que plusieurs
dizaines de militants du DAL et de RESF
étaient regroupés devant le bâtiment.

17h. Manifestation à Rennes du DAL35

Des militants de Droit au Logement accompagnés d’une trentaine
de demandeurs d’asile se sont installés vers 17h dans le hall
des Champs Libres, le grand lieu d’expositions,
de documentation et de conférences
du centre-ville de Rennes.

« Ces gens, qui n’étaient pas (ou plus) au squat de Pacé n’ont aucune
solution d’hébergement. Le préfet a déclaré que les 200 places dont
il disposait n’avaient pas été toutes attribuées. Des solutions existent,
nous attendons que les décisions soient prises. Nous resterons ici
tant qu’une solution n’aura pas été trouvée »
, ont-ils expliqué.

Ils s’attendent néanmoins à une expulsion avant 21 h.

17h30. Le maire de Pacé se félicite de l’opération

Paul Kerdraon, maire de Pacé, s’est félicité dans un communiqué
publié en fin d’après-midi de l’opération menée ce mardi matin
« avec humanité et respect des personnes et des biens ».

« L’exemple du squat de Pacé », estime-t-il par ailleurs, « montre que
cette forme illégale d’occupation de locaux ne permet pas d’accueillir,
dans des conditions durables de dignité, les migrants qui affluent
dans notre pays et plus particulièrement dans notre région,
en étant souvent eux-mêmes les victimes de filières organisées.
Il est indispensable que l’Europe et la France mettent en œuvre
des dispositifs efficaces de lutte contre ces filières
et pour une réelle maîtrise des flux migratoires »
.

21h30. Les manifestants des Champs Libres
prêts à lever le camp.

Les manifestants installés depuis le début d’après-midi aux Champs Libres,
le grand centre culturel rennais, étaient sur le point
de lever le camp en milieu de soirée.

A l’issue de contacts avec la préfecture, celle-ci a indiqué aux membres
de Droit au Logement que les demandeurs d’asile présents seraient
considérés comme faisant partie du même groupe que ceux
expulsés plus tôt dans la journée de Pacé, et pourraient donc
bénéficier eux aussi d’une solution de relogement.

Source : Le Télégramme


Retours sur « le Pacé »…


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