Rennes. Retour sur « le Pacé » : expulsion imminente !

Pacé. Les 250 migrants du plus grand squat de France
craignent l’expulsion (reportage)


Voir le reportage vidéo…

Ambiance tendue depuis quelques jours au squat de Pacé
près de Rennes. Les 250 migrants qui y vivent depuis mai dernier
craignent d’être expulsés à partir de demain matin.

Le tribunal de Rennes leur avait donné jusqu’à
ce jeudi soir minuit pour évacuer les lieux.

« En fait, on ne sait pas vraiment quand on va être expulsé » précise
une militante de l’association Droit Au Logement (DAL35)
qui, en mai dernier, a « ouvert » ce squat.

« Ca peut être demain matin à partir de 6h ou dans les jours à venir.
Nous avons conseillé aux occupants de mettre à l’abri le peu d’affaires
qu’ils possèdent et de ne garder qu’avec eux le strict minimum ».

Des migrants qui vivent dans l’angoisse.

« Où va-t-on aller si on est expulsé ? Il n’y a plus
de places d’accueil pour nous héberger »

résume l’un d’eux.

Un véritable casse-tête politique et humain
pour les politiques et la préfecture.

publié le jeudi 15 novembre 2012
Source : Ouest-France

Squat de Pacé (35) : dans l’angoisse de l’expulsion (reportage)

voir « La scolarisation des enfants de migrants »,
de Marc-André Mouchère et Thierry Bouilly…

voir le reportage « L’attente de l’expulsion »,
de Séverine Breton et Thierry Bouilly…

Les quelques 250 migrants hébergés dans le squat de Pacé
près de Rennes, vivent dans l’angoisse d’une expulsion.
Le délai de 4 mois, accordé par la justice pour
évacuer le squat est arrivé à son terme.

Nuit d’angoisse au squat de Pacé, une ancienne maison de retraite,
investie depuis le 6 mai par des familles de migrants d’origine
Mongole, Géorgienne, Tchetchène ou Africaine.

A partir de 6h ce matin, tous savent qu’ils peuvent être expulsés
d’un moment à l’autre par les forces de l’ordre. Le délai de 4 mois
accordé par la justice est arrivé à son terme ce 15 novembre.

Beaucoup ont fait leurs bagages et sont partis déjà, pour ne pas avoir
à vivre la violence d’une évacuation… d’autres rassemblent encore
leurs affaires, évacuent leurs meubles, tout ce qu’ils ont pu rassembler
pour tenter de recréer un semblant de foyer…

Parmi ces migrants, de nombreux enfants scolarisés

Otto, jeune collégien, scolarisé aux Hautes Ourmes à Rennes,
avait 5 ans quand il a quitté la Géorgie, traversé l’Europe
et poursuivi sa scolarité en Espagne. Il a souvent dormi
dans la rue avec sa famille avant de trouver
un peu de répit en Bretagne.

Aujourd’hui, près de 70 enfants, comme lui vivent
dans ce squat de Pacé. Depuis plusieurs semaines
des associations tentent de leur faire suivre
une scolarité normale…

Ainsi à Rennes, 5 établissements disposent d’une classe d’accueil
pour des enfants non francophones. Mais si demain Otto et ses frères
sont expulsés que restera-t-il de leurs efforts d’adaption, des prouesses
qu’ils réalisent chaque jour avec leur famille pour suivre
une scolarité presque normale ?

Si le 115 les ballote d’un hôtel à l’autre, s’ils dorment
à nouveau dans la rue, ils ne seront plus
des écoliers comme les autres.

par Krystell Veillard

publié le jeudi 15 novembre 2012
Source : France 3 Bretagne

Menace d’expulsion pour un vaste squat de migrants (vidéo)

Une famille installée dans le squat de Pacé prépare ses affaires en prévision
de l’expulsion sous le regard de Joëlle, une militante
de l’association du Droit au Logement.
par Philippe Renault.

« Essayez de ne garder avec vous que le nécessaire
pour vous changer. Tout le reste, on peut le transporter
dans un lieu à l’abri. Les policiers peuvent intervenir
dès demain matin pour vous expulser »
.

Ambiance tendue, hier, au squat de Pacé

C’est là que, depuis le 6 mai dernier, 250 migrants
dont environ 80 enfants, ont trouvé un toit.

Des Tchétchènes, des Roumains, des Géorgiens, des Irakiens,
des Africains, des Mongoles… Le plus grand squat de France, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Rennes.

« Demain, où on ira ? »

Une ancienne maison de retraite, transformée par l’association
du Droit Au Logement, en refuge pour étrangers.

« On a jusqu’au 15 novembre minuit pour évacuer les lieux »,
expliquent Joëlle et une de ses amies, militantes au DAL.

« À partir de ce vendredi matin 6 h, les forces de l’ordre
peuvent intervenir. On conseille aux gens de mettre à l’abri
leurs matelas, électroménager, les vieux téléviseurs…
S’il y a évacuation, ils ne pourront pas tout emmener avec eux »
.

Étudiantes à l’Institut d’études politiques de Rennes,
ces deux jeunes femmes ont décidé d’aider les migrants.

« On met leurs affaires dans le coffre de nos voitures
pour les amener dans des hangars prêtés par
des agriculteurs du coin. C’est vraiment dur
comme situation. Ils vont être expulsés
et la plupart ne savent pas
où aller après »
.

Originaire de Géorgie, Tatiana vit depuis 6 mois, avec ses 3 enfants
et son mari, dans l’ancienne salle de réunion transformée
en appartement de fortune.

C’est la vieille plaque électrique qui sert de chauffage d’appoint.
Elle empile ses vêtements dans des sacs de courses.

« J’ai peur » confie-t-elle. « Au moins, ici, on était à l’abri.
Demain, où on ira ? Il n’y a plus de places nulle part.
On va nous donner trois nuits d’hôtels et après ? »

La perspective de se retrouver à la rue l’effraie.

Même constat pour Dimitri, qui vit
de squat en squat depuis des années.

« Peut-être qu’on ne sera pas expulsé demain.
Peut-être qu’ils nous laisseront passer l’hiver là ».

Ni la préfecture ni la mairie n’ont souhaité
s’exprimer hier sur cet épineux dossier.

Plusieurs questions se posent…

  • Michel Cadot, le préfet de région, à la demande des propriétaires
    de la maison de retraite, donnera-t-il l’autorisation de recours
    à la force publique pour évacuer les lieux ?
  • Les squatteurs doivent à ce jour près de 20 000€
    de factures diverses d’électricité et d’eau
    adressées au propriétaire des lieux.
  • Quelles solutions pour héberger ces 250 personnes
    alors que
    les places d’accueil sont déjà saturées ?
  • Enfin, le préfet peut-il laisser le squat perdurer alors que,
    la semaine dernière, une bagarre entre Tchétchènes
    et Mongoles s’est soldée par sept blessés ?

par Samuel Nohra

publié le vendredi 16 novembre 2012
Source : Ouest-France ; Youtube

Rennes veut répartir ses migrants dans d’autres départements

e préfet Michel Cadot, entouré à droite de Jacques Parodi (DDCSPP) et à gauche de Claude Fleutiaux (secrétaire général de la préfecture) n'a pas convaincu les associations sur sa capacité à faire face au problème de l'hébergement d'urgence.

Le préfet Michel Cadot, entouré à droite de Jacques Parodi (DDCSPP)
et à gauche de Claude Fleutiaux (secrétaire général de la préfecture)
n’a pas convaincu les associations sur sa capacité à faire face
au problème de l’hébergement d’urgence.

La date exacte n’est pas connue. Mais c’est désormais
une certitude : le squat de Pacé, en banlieue rennaise,
sera évacué dans « quelques jours ».

Que faire de ses 250 occupants ?

Le préfet de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine, Michel Cadot, a expliqué,
lors d’une conférence de presse vendredi, que ces personnes
seraient mises à l’abri. Mais pas forcément sur place.

Les militants s’indignent, les gestionnaires s’inquiètent.

Que faut-il retenir des mesures
proposées vendredi par le préfet ?

Jean-Georges Kergosien, représentant de la FNARS35 à la réunion avec
les services de l’État est très claire : « Pour moi, il n’en ressort rien
de manière précise. On a entendu des principes généraux,
une bonne volonté de collaboration avec les associations.
Mais j’ai l’impression qu’on est des enfants à qui
on agite un hochet pour nous contenter »
.

Devant la presse, vendredi, le préfet n’a pas fait preuve
d’une grande précision
dans ses propos.
Il s’est essentiellement expliqué
sur l’expulsion
du squat de Pacé.

La situation à Pacé

La maison de retraite désaffectée, qui abrite depuis six mois
près de 250 personnes, devrait être évacuée
dans les prochains jours
.

Vendredi après-midi, son propriétaire, la SA HLM Les Foyers,
a demandé le concours de la force publique à la préfecture,
en application d’une décision de justice. Le préfet Michel Cadot
l’accordera. Quand ? « C’est une question de jours »,
indique-t-il, sans davantage préciser le calendrier.

La société HLM prévoit de rénover les lieux
pour créer un foyer pour personnes âgées et aménager
une cinquantaine de places d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA).

« Humanité » pour le préfet

Avant de mettre en œuvre l’évacuation du squat de Pacé, la préfecture
veut rechercher « des moyens suffisants et adaptés » pour traiter
ces personnes « dans le respect et avec humanité ». Michel Cadot
l’assure : « Il y aura pour ces personnes des solutions d’hébergement,
de relogement ou de mise à l’abri »
. Mais pas forcément sur place.

En s’appuyant sur la « solidarité nationale »
et l’aide « des services ministériels »
, Michel Cadot
veut travailler ces prochains jours à la recherche de solutions
dans d’autres départements. Il ne dit pas si cette coopération
se limitera au territoire breton ou non. Ni comment
les autres départements, dont les capacités d’accueil
sont également saturés, vont-ils pouvoir prendre
en charge les migrants rennais.

« Inhumanité » pour les militants

Chez les militants, la pilule passe mal. « C’est inhumain
et inacceptable d’envoyer des personnes
dans d’autres départements alors que
leurs enfants sont scolarisés ici »
,
s’indigne un membre de la Cimade.

Le préfet n’a pas la même lecture :
il enjoint les familles à ne pas faire la fine bouche.

« On ne peut pas exiger d’être hébergé à tel ou tel endroit.
Il y a des familles françaises dans des situations précaires
et qui ont, elles aussi, des difficultés à trouver un logement »
.

Sans papiers, demandeurs d’asile, même combat ?

Le préfet ne précise pas explicitement qui sera relogé ni comment.
« Les situations seront étudiées quels que soient le statut des gens »,
dit-il en même temps qu’il précise : « Ça dépendra de la situation
de chaque famille, on priorisera les plus vulnérables »
.

Que faut-il en conclure ?

Selon Jean-Georges Kergosien, jusqu’à présent,
« le préfet a toujours différencié ceux qui relèvent
du processus classique de la demande d’asile,
les déboutés et les célibataires »
.

Pour être très clair, les sans papiers ne devraient pas être présents
lors de l’expulsion. Et n’auront certainement aucune solution.

Les déboutés du droit d’asile, eux, pourraient
se voir proposer quelques nuits à l’hôte.
Et les solutions dans d’autres départements
ne devraient concerner que les demandeurs d’asile.

« La règle au niveau des CADA, c’est que l’attribution d’une place
se fait au niveau national »
, précise Jean-Georges Kergosien.

Des places en CADA

Quels moyens pour accueillir les demandeurs d’asile « statutaires » ?

« La préfecture a obtenu l’assurance d’une aide de la part
du ministère de l’Intérieur »
, explique Claude Fleutiaux,
secrétaire général de la préfecture. Pour désengorger
les dispositifs de droit commun, la préfecture veut accroître
la part des demandeurs d’asile pris en charge par les CADA.
Elle devrait répondre à un appel à projets du ministère de l’Intérieur
qui prévoit la création en France de 1000 places de CADA
dès le 1er juillet 2013. Ces nouvelles mesures devraient ainsi s’ajouter
aux 590 places d’hébergement dédiées aux demandeurs d’asile
et réfugiés dans le département.

La bataille des chiffres

Et pour les autres ? Qu’en est-il des nombreux migrants,
qui dans leur majorité, sont soient déboutés du droit d’asile,
soient tout simplement sans papier ? Ces personnes répondent,
au nom de l’inconditionnalité de l’accueil, de l’hébergement d’urgence
de droit commun. L’Ille-et-Vilaine a obtenu 256 000€
de dotations supplémentaires. À quoi doivent-ils servir?
« Ils viennent renforcer les moyens du 115 et conforter
le plan hivernal »
, détaille Jacques Parodi,
directeur de la DDCSPP.

Au total, 174 places d’hébergement d’urgence permanentes
ont été ouvertes en 2012, soit trois places de plus qu’en 2011.
A cela s’ajoute les 71 places supplémentaires du plan hivernal,
qui a débuté le 1er novembre et s’achève le 31 mars.
Une centaine d’autres si les températures atteignent
les niveaux 2 et 3 dits de « grand froid »
et de « froid extrême ».

Des mesures insuffisantes

Cela suffira-t-il à mettre à l’abri les personnes à la rue ?

Les associations n’y croient pas. En moyenne, en octobre,
le 115 a refusé 83% des demandes d’hébergement.

Qu’en sera-t-il lorsque les 400 personnes
qui occupent aujourd’hui un squat
à Rennes auront été expulsées ?

« On va au devant d’une augmentation des difficultés »,
prédit Jean-Georges Kergosien à la FNARS.

par David Prochasson

publié le lundi 19 novembre 2012
Source : Le Canard Social

RennesTVÉmission « Du Buzz et Débat »,
« Squat de Pacé : la vie en pointillés »
,
par Thibaut Boulais

publié le mardi 20 novembre 2012
Source : RennesTV ; DAL35

Les 250 migrants de Pacé risquent l’expulsion d’un moment à l’autre

Grâce à la solidarité d’habitants du secteurs et de paysans ayant accepté de stocker leurs affaires, les migrants se sont donc déjà préparés à quitter les lieux dans le calme et n’ont conservé avec eux que le strict minimum : depuis le 15 (date buttoir donnée par le tribunal pour le départ des lieux), beaucoup n’ont gardé que les vêtements qu’ils ont sur eux, évacuant le matériel de cuisine et parfois même les couvertures.

La question fondamentale n’est donc pas celle d’un refus obstiné de quitter le squat de Pacé mais celle du relogement. Or la préfecture refuse de donner des informations précises quant à la date précise d’intervention des forces de l’ordre et quant au sort des résidents après. Cela crée une situation d’attente insupportable et rajoute une angoisse et des difficultés de vie quotidienne terribles pour une population déjà dans une précarité extrême.

La préfecture s’est contentée, lors de sa conférence de presse, de parler de perspectives de « mise à l’abri » et d’appel à la « solidarité nationale ». Il est à craindre que seuls des hébergements de 3 jours en hôtel soient proposés aux familles, puis plus rien comme c’est déjà le cas actuellement pour les autres squats évacués ces dernières semaines (et dont, concrètement, les habitants sont ensuite venus se réfugier… à Pacé !). La référence à la « solidarité nationale » est également particulièrement inquiétante : cela signifie que les familles pourraient être envoyées n’importe où en France, alors que leurs dossiers sont traités à Rennes où elles ont trouvé un accompagnement associatif, où leurs enfants sont scolarisés … et où se trouvent également leurs maigres bagages ! (et on ne saurait leur reprocher de les avoir stockés chez des particuliers car cette décision a été prise dans le souci de la préservation de leurs maigres biens mais, aussi, d’une évacuation plus aisée de Pacé).

Que l’on ne dise pas aux associations qui accompagnent les migrants qu’elles « font dans le misérabilisme », qu’elles « fantasment » ni qu’elles instrumentalisent des « erreurs » marginales de l’Administration : mardi 13 novembre, 2 familles suivies par les associations et parfaitement connues de l’Administration se retrouvaient à la rue à 10 h du soir, avec une température de 4 degrés, après avoir été expulsées de leur squat, avoir été hébergées à l’hôtel 6 nuits, en avoir été expulsées et sans aucune possibilité d’accueil au 115, déjà saturé. Avec les parents, un bébé de 3 mois et 2 autres de 1 an et demi. Cela, sans parler des familles à la rue que nous ne connaissons pas ni des 7 enfants roms du squat fermé des prairies St Martin pour qui la préfecture avait payé 3 nuits d’hôtel … et qui ont été expulsés par le taulier au bout d’une nuit (dont un nourrisson de 2 semaines) ! Toutes ces familles n’ont, pour l’instant, comme seule solution… que de venir à Pacé… dont on attend l’expulsion imminente !!!

Or, parmi les migrants de Pacé, il y a 80 enfants qui n’ont, eux aussi, comme seule perspective que la mise à la rue en plein hiver !!!

Il faut noter que toutes ces familles scolarisaient leurs enfants et que la politique actuelle de la préfecture, de fait, contraint à une déscolarisation (comment envoyer son enfant à l’école quand on ne sait pas si, le soir venu, on sera en mesure de les récupérer ?).

Aujourd’hui, il s’agit bien d’une crise humanitaire sans précédent sur Rennes : si un drame venait à survenir, le gouvernement et son administration en porteraient l’entière responsabilité.

Au-delà même des différences d’appréciations politiques, ce dont il s’agit aujourd’hui c’est bien de protection de la vie et des droits humains fondamentaux. Que les personnes ainsi mises en danger par la politique de M. Valls soient migrantes ou pas n’est d’ailleurs pas la question : un toit c’est un droit pour tous !

Et que l’on ne nous objecte pas que cela créerait « un appel d’air » pour deux raisons essentielles :

  • les personnes dont nous parlons sont ici et maintenant (et la plupart en situation régulière puisqu’elles sont demandeuses d’asile)
  • quand, dans son pays de résidence, on en vient à craindre pour la vie des siens, croyez-vous raisonnablement que l’on prenne le temps de se renseigner sur la politique du département d’Ille-et-Vilaine ?

Certes, il ne faut pas nier qu’une partie de la solution se trouve dans l’amélioration des conditions de vie et de démocratie des pays d’origine (qui peut croire qu’une personne quitte son pays, sa famille, ses amis par pur plaisir ?). La France et l’Europe ont bien sûr un rôle politique à jouer dans ce domaine. Force est de constater que, pour l’instant, celui-ci n’est pas particulièrement positif…

De fait, au cours des derniers jours, les associations accompagnant les Migrants ont été contraintes de gérer des questions humanitaires une grande partie du temps. Il importe qu’une action politique forte soit menée, permettant y compris aux salariés qui ne peuvent être sur le pont tout le temps, de manifester leur solidarité et leur révolte.

Vous pouvez, dores et déjà, retenir les dates suivantes…

Mercredi 21 novembre 2012

  • 12 h à la préfecture : action RESF de soutien aux familles
    mises en résidence et risquant l’expulsion de France
  • 18 h à la MIR : dans le cadre de la semaine de solidarité internationale
    et de l’hommage à M. Goubin

Samedi 24 novembre 2012

  • 12 h place de la mairie : pique-nique à l’appel des enseignants
    et parents d’élèves du collectif du collège d’Échange,
    avec le soutien de RESF35 et du DAL35

Blog du collectif des habitants de Pacé contre l’expulsion :

publié le mercredi 21 novembre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Réseau Éducation Sans Frontière (RESF)Communiqué de presse « 250 sans-abri… Un kyste ? »,
par le Réseau Éducation Sans Frontière (RESF)

publié le dimanche 25 novembre 2012
Source : Mediapart.fr

Maison Internationale de RennesCommuniqué de presse « les expulsés du squat de Pacé »,
par la Maison Internationale de Rennes (MIR)

publié le dimanche 25 novembre 2012
Source : Un Toit c’est Un Droit

Squat de Pacé (35) : un collectif citoyen d’habitants (reportage)

Voir le reportage
« Squat de Pacé : un collectif citoyen »,
de Séverine Breton et Thierry Bréhier…

Dans quelques jours, quelques heures peut être, le squat de Pacé, le plus grand de France, va être expulsé... depuis cette annonce, à Pacé, un petit groupe d'habitants s'est réuni en collectif citoyen.

Dans quelques jours, quelques heures peut être, le squat de Pacé,
le plus grand de France, va être expulsé… depuis cette annonce,
à Pacé, un petit groupe d’habitants s’est réuni en collectif citoyen.

Ils sont près de 80 et en moins d’une semaine, ils ont réussi à réunir
près d’un millier de signatures pour dire non à cette expulsion
si des solutions ne sont pas trouvées pour les 250 personnes du squat.

250 migrants dont 70 enfants, qui pour beaucoup
sont d’ailleurs scolarisés sur la commune.

par Krystell Veillard

publié le lundi 26 novembre 2012
Source : France 3 Bretagne


Retours sur « le Pacé »…

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