Retour sur notre rendez-vous à la mairie d’Angers

Mairie d'Angers, bd de la Résistance et de la Déportation

Hôtel de ville d’Angers

Rendez-vous fixé en tout début de matinée par le Cabinet du maire, tout le monde ne pouvait être présent.

Avec l’audience de lundi prochain, nous ne pouvions
ne permettre de remettre cette rencontre à plus tard.

Nous avions besoin du « son de cloche ».

Aménagement des modulaires de la Baumette (échelle 1-100)

Aménagement des modulaires de la Baumette (échelle 1-100)


Contrairement à ses déclarations à Ouest-France dès les premiers jours du Village, l’accompagnement des habitant-e-s du Village, et notamment la scolarisation des enfants, ne sont pas à l’ordre du jour de Mme Rose-Marie VÉRON, adjointe au maire d’Angers, déléguée à l’Action et à l’Animation Sociales, à la Santé et au Handicap et à la vie.

Quant à Mme Norma MÉVEL PLA, adjointe du Quartier Roseraie et déléguée
à l’amélioration et à la qualité du service public aux Angevins, elle paraissait
très préoccupée par la sécurité de l’un de nos voisins directes : l’école Jacques Prévert.

Nous regrettons beaucoup que malgré notre tentative de la rassurer en lui rappelant
que nous sommes en contact avec les directeurs de l’école maternelle et primaire,
depuis les premiers jours du Village, elle soit restée sur une posture défensive
en nous parlant de différentes plaintes du voisinage.

Concernant ces plaintes, elles proviennent principalement de la fumée émanant du feu
entretenu dans un espace extérieur ET sécurisé, seul point de chaleur de la Gauloise
durant les premières semaines.

Pour ce qui est de membre du Cabinet du maire, au lieu d’être dans la médiation,
il opta pour une position offensive.

Refusant de retirer la plainte contre les habitant-e-s du Village, ces personnes
nous ont transmis un dossier relatif aux « blocs modulaires » de la Baumette
qu’il fut décidé par la mairie d’Angers de mettre en place en réponse
à la réquisition citoyenne désormais appelée « le Village« .

Soit dit en passant, cette pseudo-solution devait déjà être opérationnelle et ce, depuis
le lundi 3 décembre. Le lendemain de cette inauguration manquée, le mardi 4 décembre, dans un article du Courrier de l’Ouest, nous pouvions y apprendre le nom
de cette pseudo-solution : « halte de nuit » !

Nous pouvions également y apprendre que le fonctionnement de ce lieu
n’est pas encore définit
et que le préfet à l’intention de fermer le gymnase
dès lors que cette « halte de nuit » sera ouverte au public.

Comme le fait très bien remarqué dans cet article M. Jean-François FRIBAULT,
président de l’association Abri de la Providence : « Entre le gymnase, [le Village]
et ceux qui sont à la rue, la halte de nuit ne peut pas tout absorber
. »

2 réflexions au sujet de « Retour sur notre rendez-vous à la mairie d’Angers »

  1. Rappelons les termes employés par la directive 2003/9 à l’article 2-j sur les conditions matérielles d’accueil auxquelles peuvent prétendre les demandeurs d’asile ayant introduit leur demande:
    …/ Le logement, la nourriture, l’habillement ET une somme journalière forfaitaire /…
    Ce sont les obligations minimales d’accueil légales que doivent remplir les états membres de l’union européenne vis à vis des demandeurs d’asile.

    Le gymnase était plus une étable qu’un lieu réel d’accueil; pas de chauffage, pas de douches, pas de repas… bref, ce que le préfet appelle des conditions rustiques; sauf que l’homme des cavernes en son temps honorait le feu comme son bien le plus précieux pour la chaleur dispensée, les romains de l’antiquité vénéraient les dieux lares dont le siège était l’âtre de la cheminée.

    Pour le nouveau préfet, les demandeurs d’asile ne seraient-ils que des animaux, à peine domestiques ?
    Quant aux algécos, vu le nombre de places, si les gens du village y sont relogés, il sera déjà saturé!
    De plus, c’est encore et toujours l’urgence et la prise en charge des jeunes SDF n’est pas assurée. La mise à l’abri de jour est une condition essentielle pour que des gens que la vie a fragilisé puissent se poser et commencent à envisager leur avenir au lieu d’être constamment bousculés par l’urgence du quotidien…

    Donc rien de nouveau du côté des institutionnels; toujours la même volonté d’esquiver les problèmes, toujours les mêmes voies sans issues … et toujours les mêmes dépenses inutiles pour acheter de fausses solutions.

    Et les squats ?… Encore la même réponse; le tribunal et la police.

    Mais Angers a une tradition d’humanisme et d’accueil en particulier bien ancrée. Les politiques de la mairie ne devraient pas s’y tromper pourtant, en refusant toute expérimentation, en jouant la carte de la répression ils risquent d’y perdre la mairie en 2014 car à ce jeu anti-social C. Béchu est leur maître; il l’a suffisamment prouvé à la tête du Conseil général…

    -pj49-

  2. Eddy, que tu laisses mon mail sur le blog du village, ok mais au moins met une adresse valable;  pj49100@yahoo.fr   A demain;

    « Soyons des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique sociale » A+ dans les luttes; -pj49-

    >________________________________

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