CSSP49 – Les ALGÉCOS : Acte 2

Bien au chaud comme à la maison !

Suite à l’article paru dans le Courrier de l’Ouest mercredi 12 décembre, sous la plume de Mr Durand, je me permets de réagir car visiblement nous n’avons pas vu la même chose.

A l’ heure d’ouverture de cet hébergement, hier soir, mardi 11 décembre à 21h , rue Couffon, il me semble bien avoir été la seule « étrangère » à ce lieu, je n’y ai rencontré personne d’autres, à ma grande surprise, et encore moins de journalistes, ou alors ils ne sont pas attardés bien longtemps.

Lorsque je suis arrivée donc, près du local des Scouts de France que je connais bien, je me suis dirigée vers le petit portail qui sépare le pré-parking des camping-cars de la portion de parking sur laquelle sont posés les fameux Algécos de chantier faisant office d’hébergement de nuit .

J’ai été reçu fraîchement par deux hommes de sécurité, dont un cagoulé ; voyant qu’il fallait montrer patte blanche, j’ai demandé à pouvoir parler à une des personnes d’une famille que je connais bien ; l’espace de mon intrusion n’étant possible que sur un petit mètre autour du robinet d’eau non-potable, cet espace servant de zone de parloir;

Après avoir échangé quelques nouvelles avec les personnes de deux des familles que je connais, les gardes , voyant que mes intentions n’étaient pas « négatives  » ont commencé à se détendre.

Sur place, je ne peux que constater et déplorer les conditions minimales qui ont été ainsi envisagées :

  • pas d’eau potable sur place
  • très peu de couvertures (en tout cas en nombre inférieur au nombre de personnes hébergées)
  • pas de repas chaud ni pour le soir ni pour le matin (surtout pour partir à 7h du matin pour les familles avec de très jeunes enfants, un de moins de 3ans).

Lorsqu’un des « pensionnaires » s’est dirigé vers la sortie, sac au bras ; c’est alors qu’un des vigiles l’a interpellé, en lui disant qui’l lui était interdit de sortir, ou que s’il transgressait cet ordre, toute sortie était définitive. Cet homme d’une quarantaine d’années, en recherche d’une solution provisoire de logement, a répondu qu’il préférait tenter sa chance ailleurs plutôt que de rester dans un lieu pareil.

Bien au chaud comme à la maison ! Le soir, ce « bel abri » est fermé à clé, gardé par des vigiles, sous la lumière crue des projecteurs, avec comme musique de fond la voie rapide toute proche.

Source : CSSP49

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