Rennes. Retour sur « le Pacé » : expulsion imminente !

Pacé. Les 250 migrants du plus grand squat de France
craignent l’expulsion (reportage)


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Ambiance tendue depuis quelques jours au squat de Pacé
près de Rennes. Les 250 migrants qui y vivent depuis mai dernier
craignent d’être expulsés à partir de demain matin.

Le tribunal de Rennes leur avait donné jusqu’à
ce jeudi soir minuit pour évacuer les lieux.

« En fait, on ne sait pas vraiment quand on va être expulsé » précise
une militante de l’association Droit Au Logement (DAL35)
qui, en mai dernier, a « ouvert » ce squat.

« Ca peut être demain matin à partir de 6h ou dans les jours à venir.
Nous avons conseillé aux occupants de mettre à l’abri le peu d’affaires
qu’ils possèdent et de ne garder qu’avec eux le strict minimum ».

Des migrants qui vivent dans l’angoisse.

« Où va-t-on aller si on est expulsé ? Il n’y a plus
de places d’accueil pour nous héberger »

résume l’un d’eux.

Un véritable casse-tête politique et humain
pour les politiques et la préfecture.

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Évacuation du « Pacé »… vue par Le Télégramme

Pacé. 202 personnes relogées après leur expulsion du plus grand squat breton

En juillet, la Justice avait laissé aux quelque 200 occupants
de cette ancienne maison de retraite  jusqu’au mois
de novembre pour en rendre l’usage à son propriétaire.

interview-journalisteÉcouter l’interview audio…

Les migrants du squat de Pacé (35)
ont été expulsés ce mardi matin
.

Squat de Pacé. 202 personnes relogées (2)

Plus tard dans la matinée, après avoir été reçues en préfecture,
140 sont reparties, en taxi, avec une solution de relogement…
de quelques jours.

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Rennes. Retour sur « le Pacé » : de l’assignation à la décision !

Près de Rennes, 200 migrants occupent un foyer désaffecté

Au moins 200 migrants, principalement des demandeurs d’asile, occupent
depuis début mai une ancienne maison de retraite à Pacé, près de Rennes,
« réquisitionnée » par le DAL35 pour « sortir les gens de la rue », a-t-on appris
auprès de l’association Droit Au Logement.

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DAL35 – Le journal de bord des réquisitions

Ouest-France – Angers. Les dessous d’une succession savamment orchestrée

Frédéric Béatse sera élu maire, ce midi, avec une majorité fragilisée. En exclusivité, Ouest-France vous révèle les coulisses d'une prise de pouvoir.

Frédéric Béatse sera élu maire, ce midi, avec une majorité fragilisée. En exclusivité, Ouest-France vous révèle les coulisses d’une prise de pouvoir.

L’histoire …

1998 : Un « Yalta » à l’Angevine

Nous sommes en 1998. Jean-Claude Antonini vient d’être élu maire. La scène se passe dans un café du centre-ville d’Angers. Une réunion rassemble Frédéric Beaste, conseiller municipal depuis 1995, Luc Belot, président des Jeunes socialistes, Romuald Tahari, président du syndicat étudiant Unef et Hermann Corvé, membre du bureau national des Jeunes socialistes. Frédéric Béatse, le plus vieux, prend la parole. « Il disait que les jeunes et l’avenir, c’était nous », raconte Romuald Tahari, « Si nous voulons prendre Angers dans l’avenir, on doit faire deux choses : creuser le sillon au PS pour prendre la direction de la section angevine et obtenir de Jean-Claude Antonini des places pour les jeunes en 2001. On doit entourer le maire en lui faisant allégeance suffisamment pour obtenir le maximum et écarter le moment venu les quadras, Rotureau et Carré, qui sont les mieux placés pour incarner la relève ».

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Conseil Régional des Pays-de-la-Loire – 1941-1945, années noires pour les Tziganes

1941-1945, années noires pour les Tziganes

De novembre 1940 à janvier 1945, environ 1 500 personnes sont passées par les camps de concentration de Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique) et de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Pour la plupart d’entre elles, il s’agissait de Tziganes. Retour sur ces heures sombres de l’histoire.

Montreuil-Bellay (49) - Allée centrale du camp de concentration de Tziganes

Montreuil-Bellay (49) – Allée centrale du camp de concentration de Tziganes.

De la Seconde guerre mondiale, les Pays-de-la-Loire gardent de forts souvenirs, mais peu des camps de concentration, où ont été principalement internés des Tziganes. Historiquement, le premier camp à avoir été construit est celui de la Forge, à Moisdon-la-Rivière. D’abord destiné aux réfugiés espagnols fuyant le régime franquiste, il accueille dès novembre 1940 des Tziganes. Commence alors pour eux un véritable calvaire.

Dès janvier 1941, ils sont emmenés à Châteaubriant, vers le camp de Choisel : « En moins de trois mois, on comptait déjà une dizaine de morts, raconte Emilie Jouand, professeure d’histoire. Si Choisel offre des meilleures conditions, beaucoup de maladies y circulent. »

Cependant, le site est mal protégé. Deux évasions se succèdent et en septembre 1941, les Tziganes sont renvoyés à Moisdon-la-Rivière. Sous le régime de Vichy, le gouvernement francais ordonne alors le rassemblement de « tous les individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani ».

En novembre, l’ancienne poudrerie de Montreuil-Bellay devient un camp d’internement, le plus grand en France, destiné à la population tzigane. En août 1942, ils sont 1 096 internés, après une rafle de 80 sans-abris à Nantes.

Commémorer pour ne pas oublier

A Montreuil-Bellay, les bombardements alliés de l’été 44 n’améliorent pas la vie des internés. L’enceinte de barbelés, entourant le camp, est sérieusement endommagée. Les prisonniers sont alors envoyés dans un second lotissement, à 3 km de là. Pour qu’aucun ne s‘enfuie, tous les soirs, un enfant de chaque famille est enfermé en prison.

Au total, une centaine d’internés sont morts à Montreuil-Bellay. Aucun n’a été transféré vers l’Allemagne et ses camps de la mort. Les derniers quittent les lieux le 16 janvier 1945. Ils laissent derrière eux un site aujourd’hui en ruine.

En juillet 2010, les vestiges du camp de Montreuil-Bellay ont été classés « Monument historique ». Et des commémorations auront lieu en 2012 à Moisdon-la-Rivière. Pour ne pas oublier.

Source : Conseil régional des Pays-de-la-Loire