Ouest-France – Un nouveau squat rue d’Orgemont

Des Roms devant l’un des locaux désaffectés réquisitionnés par le collectif d’aide aux sans-papiers.

Une cinquantaine de Somaliens, Érythréens, Soudanais, tous demandeurs d’asile, mais aussi des Roms et des Français… dorment depuis samedi dans des locaux désaffectés rue d’Orgemont, à Angers. Lire la suite

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Début de médiatisation

Actuellement, nous sommes environ 40 habitants, Français, Rroms et Somaliens. Parmi nous, quelques familles. A la rue depuis quelques jours à quelques mois, nous sommes d’autant plus vulnérables.

Avec le récent changement de préfet de Maine-et-Loire (49) et surtout, du ministre de l’Intérieur, M. Manuel VALLS, apparemment adepte de la surenchère sécuritaire (1;2;3;4;5;6;7), nous ne pouvons prendre le risque d’une expulsion violente (bien qu’illégale après 48h de présence dans les lieux occupés). Lire la suite

Courrier de l’Ouest – Un nouveau squat s’est ouvert rue d’Orgemont

« Les politiques parlent de réquisition. Nous, on le fait » souligne Pierre-Jean Bourdon, membre du collectif d’aide aux sans papiers.

Un nouveau squat à ouvert samedi soir rue d’Orgemont. Il accueille une cinquantaine de personnes dont de nombreux demandeurs d’asile africains.

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CSSP49 – La douleur angevine, encore et toujours…

Les demandeurs d’asile d’Europe et d’Afrique ainsi que les sans abris d’Angers se rassemblent SAMEDI 27 OCTOBRE à 14H00 à la gare St LAUD à Angers  et marcheront sur la préfecture pour réclamer  des hébergements pour tous ainsi que prévu par le droit. Lire la suite

Conseil Régional des Pays-de-la-Loire – 1941-1945, années noires pour les Tziganes

1941-1945, années noires pour les Tziganes

De novembre 1940 à janvier 1945, environ 1 500 personnes sont passées par les camps de concentration de Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique) et de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Pour la plupart d’entre elles, il s’agissait de Tziganes. Retour sur ces heures sombres de l’histoire.

Montreuil-Bellay (49) - Allée centrale du camp de concentration de Tziganes

Montreuil-Bellay (49) – Allée centrale du camp de concentration de Tziganes.

De la Seconde guerre mondiale, les Pays-de-la-Loire gardent de forts souvenirs, mais peu des camps de concentration, où ont été principalement internés des Tziganes. Historiquement, le premier camp à avoir été construit est celui de la Forge, à Moisdon-la-Rivière. D’abord destiné aux réfugiés espagnols fuyant le régime franquiste, il accueille dès novembre 1940 des Tziganes. Commence alors pour eux un véritable calvaire.

Dès janvier 1941, ils sont emmenés à Châteaubriant, vers le camp de Choisel : « En moins de trois mois, on comptait déjà une dizaine de morts, raconte Emilie Jouand, professeure d’histoire. Si Choisel offre des meilleures conditions, beaucoup de maladies y circulent. »

Cependant, le site est mal protégé. Deux évasions se succèdent et en septembre 1941, les Tziganes sont renvoyés à Moisdon-la-Rivière. Sous le régime de Vichy, le gouvernement francais ordonne alors le rassemblement de « tous les individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani ».

En novembre, l’ancienne poudrerie de Montreuil-Bellay devient un camp d’internement, le plus grand en France, destiné à la population tzigane. En août 1942, ils sont 1 096 internés, après une rafle de 80 sans-abris à Nantes.

Commémorer pour ne pas oublier

A Montreuil-Bellay, les bombardements alliés de l’été 44 n’améliorent pas la vie des internés. L’enceinte de barbelés, entourant le camp, est sérieusement endommagée. Les prisonniers sont alors envoyés dans un second lotissement, à 3 km de là. Pour qu’aucun ne s‘enfuie, tous les soirs, un enfant de chaque famille est enfermé en prison.

Au total, une centaine d’internés sont morts à Montreuil-Bellay. Aucun n’a été transféré vers l’Allemagne et ses camps de la mort. Les derniers quittent les lieux le 16 janvier 1945. Ils laissent derrière eux un site aujourd’hui en ruine.

En juillet 2010, les vestiges du camp de Montreuil-Bellay ont été classés « Monument historique ». Et des commémorations auront lieu en 2012 à Moisdon-la-Rivière. Pour ne pas oublier.

Source : Conseil régional des Pays-de-la-Loire

Comme un oiseau dans un aquarium (bande-annonce)