CSSP49 – Les ALGÉCOS : Acte 1

Depuis de nombreuses années, à Angers mais dans bien d’autres villes, tous les demandeurs d’asile ne disposent pas d’un hébergement. Ils sont nombreux à devoir passer l’hiver dans des abris de fortune (mais pas seulement l’hiver…). En ce sens, la réquisition de logements vides est une des réponses défendues par le Collectif.

Le 27 octobre 2012, suite à une première manifestation dénonçant les graves manquements de l’État, quatre maisons situées rue d’Orgemont (quartier de la Roseraie) ont été réquisitionnées et accueillent des demandeurs d’asile sans hébergement mais également des familles Rroms ainsi que des jeunes français sans hébergement (une cinquantaine de personnes).

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Dérapage municipal : Parc à SDF, par la mairie d’Angers

Grille d'entréeA la suite de notre rencontre à la mairie d’Angers, nous avons décidé de rendre visite à ces blocs modulaires dont la mairie nous parle tant, malgré le peu de temps que l’on peut nous accorder, que ce soit dans la discussion ou dans l’exode.

Que ce soit lors des rares passages au Village, ou dans
les bureaux aux alentours de la rue du Mail, ou encore lors
de notre premier « temps d’échange »… Lire la suite

Courrier de l’Ouest – Des préfas pour héberger les SDF

Dans quelques jours, 57 lits supplémentaires seront ouverts dans des préfabriqués installés boulevard Couffon. Ils permettront d’accueillir 17 SDF et leurs chiens ainsi que des familles. Dès l’ouverture du site, le gymnase réquisitionné depuis un mois derrière la place La Fayette (19 lits) sera fermé. Lire la suite

CSSP49 – Lettre ouverte au préfet de Maine-et-Loire (49)

Les propos du nouveau préfet nous ont profondément choqués par le mépris à peine dissimulé qui les sous tend, non seulement vis à vis des demandeurs d’asile qui ne seraient que des touristes en goguette profitant et abusant de l’humanisme des préfectures ( !!? ) mais aussi des français jetés à la rue ; nous lui répondons par la même voie médiatique qu’il a employé ; nous n’avons pas tout relevé de ces propos notamment sur l’abus et le détournement de la procédure prioritaire, de l’illégalité des « obligations à quitter le territoire » qui en sont la conséquence alors même que la Cour européenne de Strasbourg les a condamnées dans un arrêt du 02 février 2012 ; du refus de discuter sérieusement de la réquisition des immeubles vides comme alternative directement applicable avec la mairie et ses SEM – la sénatrice C. BOUCHOUX a recensé pas moins de 3000 logements vides sur ANGERS -, de l’augmentation du budget « accompagnement », amputé de 64% en 2008… Bref, de toutes ces mesures administratives et financières qui s’opposent à une véritable politique d’accueil.

« Liberté, égalité, fraternité » ; les sans culottes seraient-ils montés à l’assaut des despotismes européens s’ils n’avaient eu une conscience aiguë de la portée universelle de ces mots ?

Puissent les politiques et décideurs de ce pays méditer cette question…

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Conseil Régional des Pays-de-la-Loire – 1941-1945, années noires pour les Tziganes

1941-1945, années noires pour les Tziganes

De novembre 1940 à janvier 1945, environ 1 500 personnes sont passées par les camps de concentration de Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique) et de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Pour la plupart d’entre elles, il s’agissait de Tziganes. Retour sur ces heures sombres de l’histoire.

Montreuil-Bellay (49) - Allée centrale du camp de concentration de Tziganes

Montreuil-Bellay (49) – Allée centrale du camp de concentration de Tziganes.

De la Seconde guerre mondiale, les Pays-de-la-Loire gardent de forts souvenirs, mais peu des camps de concentration, où ont été principalement internés des Tziganes. Historiquement, le premier camp à avoir été construit est celui de la Forge, à Moisdon-la-Rivière. D’abord destiné aux réfugiés espagnols fuyant le régime franquiste, il accueille dès novembre 1940 des Tziganes. Commence alors pour eux un véritable calvaire.

Dès janvier 1941, ils sont emmenés à Châteaubriant, vers le camp de Choisel : « En moins de trois mois, on comptait déjà une dizaine de morts, raconte Emilie Jouand, professeure d’histoire. Si Choisel offre des meilleures conditions, beaucoup de maladies y circulent. »

Cependant, le site est mal protégé. Deux évasions se succèdent et en septembre 1941, les Tziganes sont renvoyés à Moisdon-la-Rivière. Sous le régime de Vichy, le gouvernement francais ordonne alors le rassemblement de « tous les individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani ».

En novembre, l’ancienne poudrerie de Montreuil-Bellay devient un camp d’internement, le plus grand en France, destiné à la population tzigane. En août 1942, ils sont 1 096 internés, après une rafle de 80 sans-abris à Nantes.

Commémorer pour ne pas oublier

A Montreuil-Bellay, les bombardements alliés de l’été 44 n’améliorent pas la vie des internés. L’enceinte de barbelés, entourant le camp, est sérieusement endommagée. Les prisonniers sont alors envoyés dans un second lotissement, à 3 km de là. Pour qu’aucun ne s‘enfuie, tous les soirs, un enfant de chaque famille est enfermé en prison.

Au total, une centaine d’internés sont morts à Montreuil-Bellay. Aucun n’a été transféré vers l’Allemagne et ses camps de la mort. Les derniers quittent les lieux le 16 janvier 1945. Ils laissent derrière eux un site aujourd’hui en ruine.

En juillet 2010, les vestiges du camp de Montreuil-Bellay ont été classés « Monument historique ». Et des commémorations auront lieu en 2012 à Moisdon-la-Rivière. Pour ne pas oublier.

Source : Conseil régional des Pays-de-la-Loire